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Patrimoine historique
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La bourgade médiévale
Au cours du Moyen Age, paysans et vignerons, jardiniers et artisans viennent s’établir près de la forteresse. A partir du XVè siècle, on assiste au développement de l’activité coutelière. Le site urbain se modèle selon la hiérarchie sociale locale : ouvriers, forgerons et émouleurs, qui demeuraient au bord de la rivière avaient des habitations construites à partir des matériaux les plus pauvres. Puis, au fur et à mesure qu’on s’élevait au-dessus de la Durolle, on trouvait les habitations des artisans, des fabricants couteliers et papetiers, des propriétaires terriens. Ainsi, tout au long de cette ascension, la qualité de l’architecture et des matériaux utilisés allait en s’améliorant.
La topographie de la ville n’a pas connu de bouleversement profond depuis l’époque médiévale, en dehors de la construction de la route royale au XVII ème siècle (dite "Du cordon") devenue route impériale, puis actuelle N89, qui permet de contourner le centre ancien. |
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Evolution de la morphologie urbaine
Au début c’est un site d’échange à l’embouchure de la gorge de la Durolle à l’emplacement du pré de la foire. Près de ce site une abbaye bénédictine et semble-t-il un ensemble de constructions détruites en 532.
A suite de la découverte du tombeau de Saint Genès sur la colline construction d’une première église et installation d’un ensemble fortifié avec château avec famille seigneuriale.
Déplacement du centre ville :
Au cours des XVII ème et XVIII ème siècles, les deux faits notables à relever sont, d’une part l’éclosion de nombreuses communautés religieuses « extra muros » : Capucins, Grammontains, Franciscains, Ursulines …, et d’autre part la suppression des fortifications, devenues inutiles, entre 1750 et 1770, sur ordre de l’Intendant d’Auvergne.
Au fil des siècles, le centre ville a eu tendance à se déplacer : du Moutier originel au quartier défensif de Saint Genès, puis à la Place du Pirou, au XVI ème siècle (marché important et siège de la corporation des porteurs) et enfin à l’actuelle Place de l’Hôtel de Ville, centre administratif bien situé à proximité de la principale voie de passage.
Aujourd’hui, le centre ancien, rénové et aéré selon les directives d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur soigneusement élaboré, est constitué de ruelles pavées, bordées comme autrefois de boutiques attrayantes dont certaines ont conservé leur ossature apparente en bois, avec hourdis et colombages, rehaussée par des crépis ocre-jaune qui se patinent délicatement au fil du temps. Ce réseau de ruelles, assez dense, n’est jamais refermé sur lui-même mais offre par de multiples décrochements d’agréables aperçus sur la montagne environnante. |
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Une mosaïque de quartiers et de villages :
Le tissu urbain de Thiers est constitué, à partir du noyau central, d’une mosaïque de quartiers et de villages : 130 au total, tous différents. Ces anciens villages vignerons ou couteliers sont historiquement soudés à l’économie thiernoise. Certains d’entre eux ont aussi des origines médiévales et étaient le siège autrefois de communautés paysannes actives. Ils ont tous gardé leur originalité et invitent à la découverte, au cours de petites promenades en voiture dans un périmètre d’une vingtaine de kilomètres autour de Thiers.
La progression urbaine s’est faite essentiellement vers le nord-ouest, s’orientant rapidement en direction de Vichy, pour desservir les principaux établissements scolaires et de nouveaux quartiers résidentiels qui bénéficient d’un agréable ensoleillement et vers la plaine et Pont-de-Dore où se sont implantés les grands commerces, de nouveaux équipements municipaux comme la Maison des Sports et d’importantes zones d’activité artisanale ou industrielle, à proximité immédiate de l’autoroute.
L’évolution topographique de la ville reflète bien l’étroite interpénétration entre la périphérie urbaine et l’espace naturel environnant. En direction de la montagne, principalement, les noyaux originels se sont étendus peu à peu, en minces cordons, jusqu’aux villages des alentours. Devenus ainsi quartiers résidentiels de proximité, ils permettent de goûter le charme et le calme de la campagne, tout en ralliant rapidement le centre ville.
Caractéristiques de la morphologie de la ville :
Une ville duale dès le moyen âge
Une ville industrielle
Un bati médiéval homogène
L’urbanisme de la ville de Thiers est dicté par les contraintes naturelles de son site : un éperon rocheux adossé aux contreforts granitiques du Forez, traversé par une rivière de montagne, la Durolle.
Les hommes ont utilisé au mieux ces contraintes.
La présence de la rivière Durolle a favorisé une forte tradition artisanale représentée dès le 14ème siècle par la tannerie, la papeterie et bien évidemment la coutellerie. Les rives colonisées progressivement par les moulins et les usines ont donné naissance à ce long ruban, héritage du développement industriel : La « Vallée des Usines », du Moutier au Bout du Monde.
Le type de construction dominant est la maison à colombages et hourdis agrémentés de chaînages et encadrements en pierre (granit ou grès jaune de Ravel) ou portés par un bahut de pierre.
On notera quelques curiosités architecturales là encore liées au terrain : certains immeubles édifiés à mi-pente comportent un nombre d’étages différents côté rue, côté plaine ou côté vallée. On y pénètre à mi-hauteur, des jardins suspendus se retrouvent au dernier étage, et on en sort bizarrement au deuxième étage (exemple du bâtiment 58 rue de la coutellerie, 2ème partie du musée).
A Thiers, certaines demeures privées se visitent |
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Manoir de la Chassaigne
Demeure de charme entourée de jardins. C’est une rencontre avec une architecture gothique parmi les arbres. On visite l’intérieur remanié du XVIIIème avec sa belle et antique chapelle aux murs peints, garnie de statues.
Expositions à thème, différentes chaque saison. Les propriétaires, avec enthousiasme, guident eux-mêmes les visiteurs. |
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Le logis abbatial du Moutier
Vestiges d’une ancienne abbaye bénédictine fondée autour de l’an mil, les bâtiments ont connu beaucoup de vicissitudes. Cependant, la porterie, bel édifice fortifié à deux tours de la fin du Moyen Age, a beaucoup d’intérêt.
L’intérieur des appartements meublés dans le style de la fin du XVIII ème siècle exprime bien un certain confort et le raffinement de cette époque.
Petit jardin classique dans l’enceinte. |
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Le Vieux Château
Il était implanté entre le palais de justice actuel et la Maison des Sept Pêchés Capitaux.
Il n’en reste presque rien si ce n’est une tour arasée que l’on peut apercevoir depuis la Place du Pirou, ainsi que la Tour Carrée romane à droite de l’entrée de la place. |
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Franc Séjour
Au bas de la ville, en bordure de la route nationale, c’est un charmant édifice de l’extrême fin du XV ème siècle avec sa belle ferme attenante et sa grange. |
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Les Hors
Situé au sommet de la ville, il domine toute la plaine de la Dore et plus loin celle de Limagne, au fond se détache la chaîne des Puys. Vieille demeure de la période gothique, c’est un lieu de promenade idéal.
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